Instants de stars

IslBG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Catherine Vinay

Sa venue est annoncée à l’occasion du 40e anniversaire du Festival mais aucun paparazzi n’a encore découvert sa cachette. Depuis 1983, le Festival a investi un nouveau Palais, signé des architectes Bennett et Druet. Ses larges murs aveugles et bruts en ont très vite fait un « bunker » aux yeux de ses détracteurs. En tout cas un lieu idéal pour dissimuler mon beau play-boy.

J’arpente les nouveaux lieux avec quelques fous furieux de mon espèce ! Escaliers quatre à quatre dans tous les sens, ascenseurs de bas en haut et de haut en bas : des gardiens « oreilletés » à toutes les portes ! La salle de la conférence de presse reste introuvable. Au terme d’une ultime ascension, je me retrouve à l’air libre, carrément sur le toit. Quelques pas hésitants sur le bord de la terrasse. Je fais une ultime et un peu froide recommandation à mes rares compagnons d’aventure : « Ne poussez pas ! » Il ne s’agit pas d’une cascade de cinéma et il n’y a encore aucune protection.

Je découvre en contrebas Paul Newman et son épouse, Joanne Woodward, qui posent devant les photographes. Photo volée au sommet du Palais où je n’ai jamais pu remonter depuis.

Vinay-Emmanuelle-Béart-2000

© Catherine Vinay

Oiseau traqué aux plumes clairsemées. Petit animal apeuré, pris au piège de mon objectif.

Habituée de Cannes, elle vient défendre un film d’époque (1914), tout en romanesque amoureux : « Les destinées sentimentales » d’Olivier Assayas. Elle est Pauline, 20 ans, et son amour pour Jean, pasteur marié et père de famille, interprété par Charles Berling, est plus fort que tout.

Emmanuelle Béart, récompensée et honorée, est toujours jugée, trop belle, trop franche, trop engagée… Ambassadrice UNICEF, elle met en lumière les plus faibles, les plus démunis et notamment les enfants qui, aux quatre coins de la planète, n’ont plus ni sourire ni larmes à offrir.

Attention fragile.